Alors que le Stade Toulousain déroulait le tapis rouge à ses partants lors de la réception du LOU, une ombre est venue ternir les adieux. Loin d’Ernest-Wallon, Nepo Laulala, absent de la cérémonie, a publiquement exprimé son mécontentement via un message Instagram sans équivoque. Retour sur une séparation amère entre le club rouge et noir et son All Black.
Une cérémonie d’adieux… incomplète
Samedi soir, Toulouse célébrait ses partants. Richie Arnold, Alban Placines, Hugo Reilhes et Setareki Bituniyata ont eu droit à un hommage appuyé du public et de la direction. Ovation, applaudissements, photos souvenirs… Tous les ingrédients étaient réunis pour un au revoir digne du statut qu’impose le maillot rouge et noir.
Mais une absence a interpellé les supporters les plus attentifs : celle de Nepo Laulala. Officiellement remercié par le club via un post sur les réseaux sociaux, l’ex-international néo-zélandais (33 sélections avec les All Blacks) n’était pas présent sur la pelouse. Pire, il a réagi au message de Toulouse avec un emoji représentant une personne en train de vomir : « 🤢 ». Une réponse lapidaire instillant un profond malaise (source : compte Instagram de Laulala).
Arrivé à l’été 2023 pour succéder à Charlie Faumuina, Laulala représentait pourtant une recrue phare. La presse spécialisée – L’Équipe, Rugbyrama et Midi Olympique – avait salué ce transfert « de calibre international » censé sécuriser le poste de pilier droit toulousain, surtout en pleine année de Coupe du monde.
Un passage manqué et une frustration qui déborde
Sur le papier, le CV de Laulala impressionne : d’innombrables caps en Super Rugby avec les Blues et les Chiefs, des sélections avec la Nouvelle-Zélande, et une puissance physique au poste de pilier droit rarement égalée. Sur le terrain, en revanche, ses débuts sous le maillot Rouge et Noir ont rapidement tourné au cauchemar.
En neuf apparitions seulement, Laulala n’a jamais eu l’opportunité de s’imposer. Pire encore : une blessure au tendon d’Achille en novembre 2023 mettra fin définitivement à sa saison et à son aventure toulousaine. Malgré une convalescence réalisée dans les standards médicaux, le pilier n’a plus foulé une pelouse depuis plus d’un an.
Ce scénario d’échec sportif, combiné à une communication jugée froide voire distante entre le joueur et le staff, semble avoir alimenté la frustration du Néo-Zélandais. Une source interne citée par La Dépêche évoquait déjà en avril une « incompréhension mutuelle » entre Laulala et le groupe professionnel.
Quel impact pour Toulouse à court et moyen terme ?
Sur le plan sportif, le départ de Laulala reste sans conséquence immédiate, le joueur n’étant plus inscrit dans la rotation depuis plusieurs mois. Dorian Aldegheri, Emerick Setiano et le jeune Paul Mallez ont pris le relais et permettent actuellement d’assurer une certaine stabilité au poste de pilier droit. Mais sur le plan de l’image, difficile d’ignorer ce bad buzz inattendu au sein d’un club qui soigne généralement la gestion humaine.
Le Stade Toulousain, réputé pour son haut niveau d’exigence sportive mais aussi de respect dans les relations humaines, pourrait devoir réévaluer la manière dont il accompagne les joueurs étrangers en fin de contrat ou blessés de longue durée. Dans un rugby de plus en plus mondialisé, la capacité à gérer ces transitions est tout aussi essentielle que les performances sur le terrain.
Conclusion : une page tournée avec fracas
Si le club n’a pas officiellement répondu à la réaction du pilier, il y a peu de chances que l’affaire reste sans suite. Les images circulant sur les réseaux sociaux laissent un goût amer, tant pour les fans que pour l’institution devenue référence en France et en Europe.
Il est fort probable que cette mésaventure pousse le club à renforcer sa communication interne et à s’assurer que le respect mutuel reste au cœur de toutes les fins de collaboration, même pour les joueurs ayant connu un passage éclair. Car à Toulouse, chaque maillot rouge et noir mérite une sortie digne, qu’importe la trajectoire empruntée.
« Dorian Aldegheri, Emerick Setiano et le jeune Paul Mallez ont pris le relais »
J’ai pas du voir les mêmes matchs, ni meme la liste pro du ST