Le Stade Toulousain a offert un véritable feu d’artifice offensif face au Castres Olympique ce week-end, avec un Matthis Lebel en état de grâce et un Alexandre Roumat à la finition. Mais cette démonstration a été entachée par la blessure inquiétante de Blair Kinghorn, à seulement quelques jours d’une demi-finale cruciale en Champions Cup contre l’UBB.
Matthis Lebel, l’étincelle qui a enflammé le Stadium
Dompté pendant un quart d’heure par un Castres solide, le Stade Toulousain a ensuite déroulé son rugby spectaculaire. Après des essais signés Delibes, Daroque et Hawkes, c’est juste avant la pause que la magie a opéré grâce à Matthis Lebel. Sur une situation pourtant mal engagée, l’ailier international a cassé la ligne défensive castraise par une série de crochets étourdissants. Avec sa fougue habituelle, il feinta puis élimina plusieurs adversaires avant d’offrir sur un plateau l’essai à Alexandre Roumat, qui n’avait plus qu’à aplatir (source : Canal+ Rugby).
Ce geste exceptionnel rappelle pourquoi Lebel est l’un des atouts majeurs du Stade Toulousain cette saison. Sa capacité à créer des différences dans des contextes tendus pourrait bien être décisive pour les échéances à venir, notamment en Champions Cup et en Top 14.
Kinghorn blessé : Un coup dur avant la Champions Cup
Malheureusement, cette large victoire a été éclipsée par la sortie sur blessure de Blair Kinghorn. L’arrière écossais, arrivé cet hiver en provenance d’Édimbourg, semblait enfin trouver ses marques dans le système toulousain, mêlant puissance physique et précision au pied. Dès l’entame du match, il a ressenti une douleur au genou et a dû quitter prématurément ses coéquipiers en boitant (source : informations officielles du club).
À seulement une semaine de la demi-finale européenne sur la pelouse de l’Union Bordeaux-Bègles, cette blessure soulève plusieurs interrogations. Si son indisponibilité se confirme, Ugo Mola devra recomposer son arrière-garde. Entre le repositionnement possible de Thomas Ramos à l’arrière ou la titularisation d’Ange Capuozzo, le staff toulousain a plusieurs options, mais aucune n’apporte la même stabilité aérienne et la longueur au pied que Kinghorn.
Cette incertitude tombe au plus mauvais moment, alors que Toulouse semblait atteindre son pic de forme. Reste désormais à espérer que les examens médicaux, attendus ce début de semaine, soient rassurants afin de conserver toutes les armes pour atteindre une quatrième finale européenne sous l’ère Mola.