Affaire Jaminet : Boudjellal défend le Stade Toulousain et accuse les vrais responsables

Photo of author

By Samuel Dion

Le Stade Toulousain est une nouvelle fois au cœur de l’actualité, non pas pour une performance sportive mais pour une affaire extra-sportive qui secoue le rugby français. Le dossier Melvyn Jaminet, qui semblait figé par l’amende de 1,3 million d’euros infligée au club pour contournement du salary cap, connaît un rebondissement de taille avec l’intervention musclée de Mourad Boudjellal.

Une version radicalement différente : le Stade Toulousain hors de cause ?

Interrogé par Tanguy Cigala sur les réseaux sociaux, l’ancien président du RC Toulon, Mourad Boudjellal, n’a pas mâché ses mots en évoquant le litige entre Melvyn Jaminet et le Stade Toulousain. Alors que la presse évoquait un contournement présumé du salary cap orchestré par Toulouse, Boudjellal livre une toute autre version des faits.

Selon lui, c’est en réalité le joueur qui aurait insisté pour rejoindre le club rouge et noir, alors que ce dernier n’avait pas les ressources immédiates pour s’acquitter de sa clause libératoire à Perpignan. Le Stade aurait alors sollicité l’aide d’un partenaire privé, la société Pacific Heart, pour conclure un contrat d’image estimé à 450 000 euros répartis sur quatre ans. Une entité aujourd’hui au cœur de la tempête.

Boudjellal affirme que le club toulousain n’a jamais directement versé cet argent et ne serait donc pas responsable de la situation financière délicate du joueur. Il s’agit d’un changement de paradigme majeur dans ce dossier qui avait jusque-là largement accablé Toulouse dans les médias traditionnels, notamment selon L’Équipe.

De la tournée en Argentine à la rupture de contrat : Jaminet lâché par Pacific Heart

Le récit de Mourad Boudjellal prend une tournure encore plus explosive lorsqu’il évoque les causes qui auraient mené à la rupture du contrat d’image. Après avoir souhaité rejoindre Toulon fin 2023, Jaminet aurait heurté les intérêts de Pacific Heart, qui tenait à associer son image exclusivement au Stade Toulousain. Ce déménagement aurait déjà mis un premier coup de canif dans leur relation professionnelle.

Mais c’est lors de la tournée du XV de France en Argentine — marquée par des propos racistes présumés qui ont valu à Jaminet une suspension — que le coup de grâce serait arrivé. Choquée par l’incident, la société Pacific Heart aurait décidé d’interrompre le contrat de manière définitive, laissant le joueur seul à assumer deux prêts contractés pour atteindre Toulouse. Ce désengagement expliquerait la situation financière actuelle de l’arrière international.

Un coup de gueule aux résonances politiques : Boudjellal dans son style légendaire

Dans une déclaration sans filtre, fidèle à son style tranchant, Mourad Boudjellal n’a pas hésité à tacler les détracteurs du Stade Toulousain : « Que chacun fasse ses embrouilles. Mais ferme ta gueule quand t’as le cul sale » (source : @tanguyscigala sur Twitter).

Il en profite pour défendre Arnaud Dubois, président du Biarritz Olympique et intermédiaire dans cette affaire, soupçonné d’avoir détourné l’argent. Selon Boudjellal, Dubois pourrait dévoiler des informations capitales s’il est entendu par l’Autorité de Régulation du Rugby Professionnel (A2R), ce qui serait un tournant à surveiller de près.

Quel impact sur la saison du Stade Toulousain ?

Ce rebondissement judiciaire pourrait bien désamorcer une partie de la pression médiatique et institutionnelle qui pesait sur le club. En disqualifiant le club des accusations les plus graves, la version de Boudjellal offre une bouffée d’oxygène au staff et aux joueurs, déjà mobilisés pour les échéances clés du Top 14 et de la Champions Cup.

Reste à voir si les prochaines auditions permettront de trancher officiellement sur les responsabilités. Une chose est sûre : la vérité autour de l’affaire Jaminet est encore loin d’être totalement établie, et les prochaines semaines s’annoncent décisives pour l’image du Stade Toulousain.

Laisser un commentaire