Le choc des titans approche à grands pas. Ce dimanche, le Stade Toulousain se rendra à Mayol pour affronter un Rugby Club Toulonnais en pleine forme, dans le cadre des quarts de finale de la Champions Cup 2024. À l’issue du huitième de finale remporté contre Sale, Julien Marchand s’est rapidement projeté sur cette rencontre décisive face aux Varois. Le talonneur et capitaine rouge et noir a identifié un facteur déterminant pour espérer accéder au dernier carré : la maîtrise du ballon.
Une revanche à prendre face à un RCT très physique
Opposé à un RC Toulonnais conquérant en coupe d’Europe et revigoré en Top 14, Toulouse sait que le combat sera rude dans le Var. Le pack varois, véritable machine de guerre, collectionne les performances imposantes grâce à sa densité physique et son niveau d’agressivité maîtrisé. Ce n’est pas un hasard si le RCT a sorti les Harlequins de façon autoritaire au tour précédent.
Julien Marchand en est bien conscient. Dans des propos relayés par La Dépêche, il plaide non seulement pour un effort collectif mais aussi pour une discipline tactique accrue. « On connaît cette équipe, on a suivi leurs performances en Coupe d’Europe comme en championnat. À nous de bien nous préparer pour nous mettre au niveau », a-t-il déclaré. Le message est clair : il faudra hausser le curseur d’entrée de jeu.
Maîtrise du ballon : l’obsession toulousaine face à Toulon
Si les hommes d’Ugo Mola ont parfois fait preuve d’irrégularité ces dernières semaines, ils ont montré contre Sale qu’ils étaient capables de se faire violence. Cependant, face à un pack toulonnais dominateur en conquête directe, Toulouse devra absolument éviter de subir comme ce fut parfois le cas en huitième.
Julien Marchand a résumé la solution en une formule simple mais essentielle : garder le ballon. « On a vu que dès que nous avons été capables de mettre la main sur le ballon, on a réussi à faire des choses très positives », a-t-il expliqué. Une logique implacable dans laquelle le Stade excelle lorsqu’il impose son tempo et fait vivre le cuir.
Dans cet esprit, le rôle de la charnière Dupont – Ramos (ou Ntamack, selon les choix du staff) sera crucial. Ils devront non seulement contrôler le rythme du jeu mais aussi dicter où et quand les temps forts toulousains s’exprimeront. À cela s’ajoute la nécessité impérative d’avoir une conquête propre, condition sine qua non pour que le jeu de mouvement toulousain fonctionne à son plein potentiel.
Le Stade face à son destin européen
Ce quart de finale revêt une importance capitale dans la saison du Stade Toulousain. Actuels tenants du titre de la Champions Cup, les Rouge et Noir entendent bien conserver leur couronne, symbole de leur domination du rugby européen. Mais le chemin est semé d’embûches, et Toulon en sera une de taille.
Ce duel à Mayol pourrait bien être la rencontre la plus âpre de cette édition 2024, et Marchand le sait : il faudra être juste dans les zones d’impact, patient dans la construction et chirurgical dans les zones de vérité.
C’est dans cet état d’esprit que s’est lancée la préparation toulousaine cette semaine. Concentration maximale, entretien de la fraîcheur physique et intensité contrôlée au menu, pour une confrontation qui demandera une rigueur de tous les instants.
Pour s’imposer à Toulon, le Stade Toulousain devra surtout imposer Toulouse. Et cela passe, selon Marchand, par l’appropriation totale du ballon et du tempo. Réponse sur le terrain ce dimanche.