Le Stade Toulousain continue d’imposer sa loi sur le Top 14 ! Face à une Section Paloise dépassée, les hommes d’Ugo Mola ont signé une véritable masterclass offensive (55-10), avec un retentissant triplé d’Ange Capuozzo. Ce match, marqué par le retour des internationaux, confirme la montée en puissance des Rouge et Noir à l’approche des phases finales et de la Champions Cup.
Capuozzo, l’étincelle d’un collectif retrouvé
Dès l’échauffement, le ton était donné : les internationaux du Stade Toulousain, de retour après une coupure post-Tournoi, affichaient une fraîcheur bienvenue et une concentration maximale. Sur la pelouse d’Ernest-Wallon, c’est cependant Pau qui entame la rencontre avec plus de précision. Mais cela n’a duré que 20 minutes. Ensuite, l’orage Rouge et Noir s’est abattu, et l’Italien Ange Capuozzo a transformé le match en démonstration personnelle.
À la 23e minute, il débloque le score sur un lancement de jeu millimétré. Moins de trois minutes plus tard, il récidive au bout d’une action collective fluide. Et comme pour prouver qu’il était partout, il s’offre son triplé à la 49e minute sur une nouvelle percée dont lui seul a le secret. L’arrière transalpin rappelait à tout le Top 14 pourquoi il est l’un des arrières les plus redoutés d’Europe. Ses stats sont éloquentes : 3 essais, 139 mètres parcourus ballon en main, 5 franchissements, 7 défenseurs battus (données : LNR.fr).
« Capuozzo, c’est un feu follet, mais avec une intelligence de jeu hors normes », commentait récemment Ugo Mola au micro de RMC Sport. Son influence dépasse largement les lignes statistiques. Sa capacité à débloquer des situations tendues change complètement le visage du Stade Toulousain.
Un groupe armé pour aller loin sur tous les fronts
Mais réduire cette performance à un seul homme serait une erreur tactique. Ce samedi, c’est tout un collectif qui a brillé. Juan Cruz Mallia, aligné au centre, a, lui aussi, marqué à deux reprises et multiplié les courses décisives. Placé à l’aile, Sofiane Guitoune a dynamisé les relances, tandis que le pack, avec l’apport massif du banc (Meafou, Cros, Willis), a parfaitement dominé en seconde période.
Signe fort de la profondeur de l’effectif, le staff toulousain a pu faire tourner sans perdre en intensité. Jack Willis, revenu de sélection, s’est immédiatement fondu dans le rythme, grattant deux ballons précieux. Emmanuel Meafou a apporté de la densité en seconde période, verrouillant la touche et impactant en défense. À noter aussi la prestation sérieuse de Julien Marchand, capitaine samedi dernier, qui a donné le ton dans les rucks.
Avec ce succès bonifié, la formation toulousaine conforte sa position de leader du Top 14 (source : classement LNR, après J20). Mieux encore : grâce à cette démonstration, Ugo Mola peut envisager sereinement le huitième de finale de Champions Cup à venir face aux Harlequins, tout en gardant un rythme de croisière en championnat.
Une dynamique qui force le respect
Dans une saison longue et exigeante, le retour réussi des internationaux est un signal fort pour la concurrence. Alors que certaines formations peinent à retrouver leur équilibre post-Tournoi des Six Nations, Toulouse semble déjà capitaliser sur la fraîcheur et la densité de son groupe. Semaine après semaine, les automatismes se reforment, et les individualités se fondent dans un projet de jeu ultra efficace.
Face à Pau, ce fut l’occasion pour de nombreux cadres de se relancer. À moins d’un mois des quarts potentiels en Champions Cup, les voyants sont au vert. En championnat, la dynamique toulousaine semble inexorable. Prochaine étape : confirmer cette forme XXL dans une double ambition nationale et européenne.
Le Stade Toulousain ne se contente plus de gagner, il impressionne. Et avec Capuozzo au sommet de son art, tout devient possible.