La sanction infligée au Stade Toulousain dans l’affaire Jaminet continue de faire des remous. Jugée trop clémente par certains clubs du Top 14, elle a poussé Pierre-Yves Revol, président du Castres Olympique, à adresser un courrier officiel au nouveau patron de la LNR, Yann Roubert. Son objectif ? Durcir la réglementation du Salary Cap et instaurer des sanctions plus sévères, y compris sportives.
Une condamnation qui ne passe pas
En février dernier, le Stade Toulousain a été condamné à une amende de 1,3 million d’euros pour avoir contourné le Salary Cap lors du transfert de Melvyn Jaminet en 2023. Si cette sanction, issue d’une procédure de conciliation, est conforme au règlement, elle n’a pas calmé les critiques. Plusieurs clubs jugent en effet la pénalité insuffisamment dissuasive et réclament une refonte du système de sanctions.
Dans ce contexte, Pierre-Yves Revol a pris la plume pour interpeller Yann Roubert, président fraîchement élu de la LNR, sur la nécessité d’un cadre plus strict et plus transparent.
Revol demande des sanctions sportives
Dans sa lettre, révélée par Rugbyrama, le président castrais insiste sur l’importance de rendre publiques les décisions concernant le Salary Cap. Un point crucial selon lui, car actuellement, ces dossiers sont traités dans une certaine opacité.
« Nous ne pouvons plus nous contenter de régler les infractions dans le cadre de procédures de conciliation qui restent opaques pour le grand public et ne sont pas transparentes à l’égard de tous les clubs », écrit-il.
Mais Revol ne s’arrête pas là. Selon lui, les sanctions financières ne suffisent pas à freiner certaines formations, qui continueraient de jouer avec les règles. Il milite donc pour aller plus loin, en instaurant des interdictions de recrutement et des retraits de points.
« Il faut donc aller plus loin avec des sanctions relatives à l’interdiction de recrutement et au retrait de points. »
Une volonté de renforcer la crédibilité du système
Si certains pourraient y voir une attaque déguisée contre le Stade Toulousain, Revol assure que sa démarche ne vise aucun club en particulier. Son but : redonner davantage de crédibilité au Salary Cap et éviter que certaines zones d’ombre ne permettent des interprétations discutables.
« Pour rester crédibles, nous devons apporter une réponse forte. Il nous faut renforcer notre arsenal de sanctions, parfaire notre réglementation et instaurer une réelle transparence sur la communication des décisions. »
Une prise de position forte alors que Yann Roubert, arrivé aux commandes de la LNR, avait déjà annoncé son intention d’abaisser le Salary Cap dans les mois à venir. L’affaire Jaminet pourrait donc accélérer cette réforme et redistribuer les cartes dans la gestion financière des clubs français.