À quelques jours du coup d’envoi de l’In Extenso Supersevens 2025, le Stade Toulousain lève le voile sur un groupe ambitieux mêlant jeunesse prometteuse et expérience de haut niveau. Ce tournoi à 7, devenu un incontournable du rugby français estival, offre à plusieurs jeunes talents la chance de se révéler – et à Toulouse, la formation est dans l’ADN.
Une sélection à l’image de la philosophie Toulousaine
La liste dévoilée par le Stade Toulousain pour la première étape, organisée à Mont-de-Marsan, reflète une stratégie claire : miser sur la relève. Nelson Epée, médaillé d’or olympique avec l’équipe de France de rugby à 7 à Paris en 2024, sera le fer de lance d’un groupe où les habitués du Top 14 ne sont pas légion. L’ailier, explosif et redoutable en un contre un, apportera son sens du jeu et son vécu de la compétition de haut niveau pour encadrer les plus jeunes.
Autre nom marquant : Romeo Mola. À seulement 20 ans, le fils d’Ugo Mola, manager général du Stade Toulousain, portera pour la première fois les couleurs rouge et noire dans un cadre aussi médiatisé. Arrière vif et doté d’un bon pied, Romeo évolue habituellement avec les Espoirs et aura ici une belle opportunité de s’imposer dans l’esprit du staff. Sa sélection témoigne non seulement de ses qualités personnelles, mais aussi de la confiance que lui accorde le club.
Enfin, Celian Poulzegues, déjà aperçu en pro lors de la saison passée, complète ce trio de joueurs à suivre de près. Sa polyvalence et son sens du timing peuvent s’avérer précieux dans les phases de jeu rapide du rugby à 7.
Un tremplin pour la jeunesse toulousaine
Cette étape de Mont-de-Marsan, première des quatre prévues dans ce circuit 2025 de l’In Extenso Supersevens, a tout d’un vrai test grandeur nature. Bien plus qu’une simple vitrine, ce tournoi est devenu un véritable laboratoire pour les clubs du Top 14. Le Stade Toulousain l’a compris depuis longtemps : en misant sur ses jeunes, il prépare l’avenir tout en alimentant une culture de la performance. L’an dernier déjà, le club avait utilisé cette compétition pour rôder de futurs professionnels – à l’image de Mathis Castro-Ferreira ou Edgar Retière, aujourd’hui pleinement intégrés au groupe élite.
À noter également que cette approche permet de soulager le groupe pro, en phase précoce de préparation physique, tout en maintenant un rythme compétitif pour les jeunes pousses. Le format à sept, rapide et exigeant, met en valeur les qualités de vitesse, d’agilité et de lecture de jeu – autant d’atouts recherchés aujourd’hui dans le rugby professionnel moderne.
Quels enjeux pour Toulouse sur le circuit Sevens ?
Au-delà de la détection de talents, cette participation à l’In Extenso Supersevens s’inscrit dans une logique plus large de développement. Pour le staff toulousain, c’est un moyen de faire monter en puissance des joueurs encore en phase de formation, en les confrontant à l’exigence tactique et physique du haut niveau. De plus, cette compétition, suivie par un public de plus en plus large, permet au club de rester visible et compétitif en dehors des formats classiques.
Si le Stade Toulousain ne figure pas parmi les favoris de cette première étape – notamment face à des formations mieux structurées pour le 7 comme Monaco ou Racing 92 Sevens – l’objectif n’est pas forcément le trophée. Il s’agit avant tout d’observer, de former, et de faire éclore les talents de demain. Un enjeu que le club rouge et noir sait parfaitement maîtriser, tant son centre de formation est réputé.
En résumé, la première étape du Supersevens 2025 s’annonce comme un bel évènement pour les supporters toulousains avides de découvrir les visages de demain : entre Epée, déjà rompu aux joutes internationales, Romeo Mola et Poulzegues, les motifs de curiosité ne manquent pas. Et si certains de ces noms devenaient les futures révélations de la saison en Top 14 ? Réponse dans les mois à venir…