À 38 ans, Charlie Faumuina rechausse les crampons avec le Papatoetoe RFC en Nouvelle-Zélande !

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By Samuel Dion

Charlie Faumuina, monument du Stade Toulousain et champion du monde néo-zélandais, fait une apparition inattendue sur les terrains de rugby, un an après avoir pris sa retraite en apothéose. Retour sur une surprise qui ravive la passion des supporters toulousains.

Un retour inattendu sur les pelouses néo-zélandaises

Quand les fans du Stade Toulousain l’ont aperçu récemment sur Instagram, crampons aux pieds et sourire aux lèvres sur une pelouse néo-zélandaise, leur cœur a fait un bond. À 38 ans, Charlie Faumuina a repris du service avec le Papatoetoe RFC, un club local d’Auckland. Une simple apparition amicale ? Une envie de se maintenir en forme ? Peu importe, les images de cette légende rouge et noire sur un terrain font vibrer à nouveau le cœur des supporters.

Un an plus tôt, en juin 2023, Faumuina achevait son immense parcours professionnel en soulevant le Bouclier de Brennus avec le Stade Toulousain. En finale du Top 14, son équipe s’imposait face au Stade Rochelais grâce à un essai d’anthologie de Romain Ntamack. Une sortie en forme d’apothéose pour le solide pilier, qui allait ensuite rentrer dans son pays natal, la Nouvelle-Zélande.

Dans une publication diffusée par Auckland Rugby sur Instagram, on le voit vêtu du maillot du Papatoetoe RFC, sur le terrain, les jambes bien ancrées, prêt à livrer bataille. Aucun doute : malgré l’âge, l’ancien international All Black possède encore quelques kilomètres de puissance dans les jambes.

Un palmarès XXL et un héritage toulousain intact

Arrivé à Toulouse en 2017, Charlie Faumuina a rapidement conquis Ernest-Wallon. En six saisons sous les couleurs rouge et noir, il remporte trois Boucliers de Brennus (2019, 2021, 2023) et une Champions Cup en 2021. Sa régularité, sa solidité en mêlée fermée et son leadership discret mais profond en ont fait l’un des piliers les plus respectés du Top 14.

Mais au-delà des titres, c’est son professionnalisme et son attachement au groupe qui ont marqué. Durant ses années toulousaines, il a façonné la mêlée toulousaine avec une rigueur exemplaire, et a souvent servi de mentor aux plus jeunes, comme Dorian Aldegheri ou Paul Mallez. C’est aussi cette générosité qui transparaît dans sa récente apparition à Papatoetoe : un amour du rugby intact, désintéressé, simplement guidé par l’envie de jouer.

Quel impact sur le rugby local… et l’image du Stade Toulousain ?

Voir un ex-professionnel de ce calibre s’engager, même ponctuellement, dans un club amateur comme le Papatoetoe RFC est une bénédiction pour le rugby de proximité. L’effet est double : d’un côté, il inspire les jeunes joueurs qui croisent sa route ; de l’autre, il continue de faire rayonner les clubs dans lesquels il a brillé. Le Stade Toulousain, indirectement, bénéficie aussi de cette image : celle d’un club formateur, qui attire et chérit les grands joueurs jusqu’à leur retraite, et parfois même au-delà.

Les supporters toulousains n’oublieront pas sitôt l’impact de Faumuina. Son passage, ponctué de titres et de souvenirs impérissables, confirme un peu plus la capacité du club de la Ville Rose à attirer et intégrer les meilleurs talents mondiaux. Une légende toulousaine, certes retraitée, mais dont les crampons n’ont visiblement pas dit leur dernier mot.

La passion avant tout : une leçon à méditer

Charlie Faumuina rappelle par son geste que, malgré les honneurs, les titres et les contrats, le rugby reste avant tout une passion. À 38 ans, il pourrait profiter paisiblement de sa retraite, mais il choisit de remettre le short et de mouiller le maillot avec une équipe locale. Ce genre de retour remet en lumière la dimension humaine de ce sport : des valeurs d’humilité, de fraternité, et de plaisir simple du jeu.

Pour les supporters du Stade Toulousain, la nostalgie est douce. En attendant, la saison s’annonce intense à Ernest-Wallon. Mais une chose est sûre : l’ombre bienveillante de Charlie Faumuina continuera de planer longtemps sur la mêlée rouge et noire.

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