Alors que le Top 14 bat son plein en cette saison 2025, les supporters du Stade Toulousain s’interrogent : que penser de ce début de championnat, parfois poussif, de leur équipe favorite ? Romain Ntamack, voix majeure du vestiaire rouge et noir, ne partage pas les critiques hâtives. Pour le demi d’ouverture international, le bilan n’est pas aussi sombre qu’il n’y paraît. Et si ce Stade-là, en rodage, était simplement sur une trajectoire ascendante ?
Un début de saison contrasté… mais pas alarmant selon Ntamack
Après trois journées de championnat, le Stade Toulousain alterne les hauts et les bas : victoire contre Montpellier, défaite à Clermont et match accroché face à Perpignan. Autant dire, un démarrage en dents de scie qui interroge, surtout pour une formation habituée à survoler le début de saison grâce à sa profondeur d’effectif. Mais pour Romain Ntamack, le contexte justifie en partie cette irrégularité. Interrogé après la dernière rencontre, il reste positif : « Ce début de saison, à part le week-end dernier, je ne dirais pas qu’il a été mauvais » (source : conférence de presse Stade Toulousain, via L’Équipe, janvier 2025).
Les séquences de jeu observées – particulièrement lors de la réception de Montpellier – ont montré un collectif en construction, certes inabouti, mais déjà capable de moments de domination. Cela témoigne d’un potentiel réel, sabré par le manque de rythme et de repères collectifs.
Une intersaison tronquée : facteur clé de ce rodage prolongé
Le défi principal du début d’exercice toulousain ? Une préparation express. Avec seulement trois semaines d’entraînement effectif en raison des retours tardifs liés à la Coupe du monde terminée en novembre 2024, les automatismes sont encore à retrouver. Ntamack le souligne : « Je pense que tout va revenir au fur et à mesure des matchs, on va reprendre des automatismes. » Le constat est clair, les champions de France 2023 paient encore les conséquences du calendrier alourdi.
Cette situation n’est pas inédite, mais elle pèse d’autant plus lourd pour un équipe dont la force historique réside dans la précision de ses enchaînements. À chaque poste, le Stade Toulousain s’appuie sur une alchimie collective huilée, or celle-ci dépend d’un temps de jeu commun conséquent. En 2025, cette donnée manque encore cruellement.
Les enjeux à venir : rapidement capitaliser en Top 14 avant la Champions Cup
Le point soulevé par Ntamack est d’ailleurs crucial : chaque point perdu en route pourrait coûter cher dans la course au top 6. Avec un championnat toujours plus resserré, l’avance à construire en phases aller devient capitale. Toulouse, engagé aussi en Champions Cup (le coup d’envoi est prévu mi-janvier 2025), n’a plus droit à l’erreur dans les prochaines semaines.
Heureusement, la réception de Bayonne au Stadium, suivie d’un déplacement à Castres, offre une double opportunité de relancer la machine. Par ailleurs, l’encadrement – mené par Ugo Mola – continue d’adapter sa rotation pour maximiser les temps de jeu sans surexposer les cadres, notamment les revenants de Coupe du monde comme Marchand, Dupont ou Flament.
Une confiance intacte dans le projet de jeu toulousain
Au-delà des résultats immédiats, Romain Ntamack insiste sur la continuité du projet porté par le club : ambition, maîtrise technique et exigence sont toujours les maîtres mots. Plutôt que de céder à la fébrilité de la pression médiatique, le Stade mise sur la solidité de son processus. Un choix stratégique, mais risqué, à l’heure où la concurrence ne cesse de s’intensifier (notamment du côté de Bordeaux-Bègles et du Racing).
Conclusion : Si l’heure n’est pas encore à la panique, le Stade Toulousain devra trouver sa vitesse de croisière très vite. Pour Ntamack et ses coéquipiers, les prochaines confrontations seront décisives pour poser les fondations d’une saison réussie. Car à Toulouse, les ambitions sont toujours les mêmes : tout gagner. Encore faut-il être régulier dès février.