Le Stade Toulousain ne fait pas que soulever des Boucliers de Brennus, il stimule aussi les économies locales ! C’est ce que révèle une récente étude relayée par Ouest-France, mettant en lumière l’impact considérable du stage de présaison des Rouge et Noir dans l’agglomération de Saint-Brieuc. Une immersion d’une semaine en terres bretonnes qui a rapporté gros. Décryptage.
Une opération gagnant-gagnant pour le Stade Toulousain et Saint-Brieuc
En quête de calme, de conditions de travail optimales et d’un cadre propice à la cohésion de groupe, le Stade Toulousain a jeté son dévolu sur Ploufragan, tout près de Saint-Brieuc, pour son traditionnel stage de préparation estivale. Une décision mûrement réfléchie par la direction toulousaine, qui cherchait à concilier exigence sportive et ouverture territoriale. À peine débarqués en Bretagne, les hommes d’Ugo Mola ont su créer l’engouement. Match de préparation face au RC Vannes, entraînements ouverts au public, séances de dédicaces… le tout orchestré dans une ambiance conviviale et studieuse.
Mais au-delà de l’aspect purement sportif, c’est bien l’impact économique qui a retenu l’attention. Selon des chiffres révélés par Ouest-France, la venue du Stade Toulousain en Côtes-d’Armor aurait généré aux alentours de 110 000 euros de retombées économiques pour la collectivité. Hébergements, restauration, transports, loisirs : les commerçants locaux ont profité d’un afflux d’amateurs de rugby venus assister aux prestations du club phare du Top 14.
Un club attractif aux retombées multiples
Ce chiffre de 110 000 euros n’est pas anodin. Il illustre la puissance d’attraction du Stade Toulousain bien au-delà de la Garonne. Avec ses 24 Boucliers de Brennus, sa réputation de club formateur, et ses stars internationales comme Antoine Dupont ou Thomas Ramos, le Stade attire les foules. Et quand il se déplace, il attire aussi les investissements touristiques. Cette manne financière ponctuelle prouve qu’un partenariat entre un club de haut niveau et une collectivité, même éloignée, peut générer un cercle vertueux.
Dans cette affaire, l’agglomération saint-brieucoise n’a pas choisi Toulouse par hasard. C’est le fruit d’un travail en coulisses entamé plusieurs mois à l’avance, comme le confirme le maire, très impliqué dans le dossier. Faire venir une institution comme le Stade Toulousain devient, de fait, un argument stratégique pour mettre un territoire en lumière et attirer visiteurs comme investisseurs.
Quel impact pour le Stade Toulousain en vue de la saison 2024-2025 ?
Côté terrain, ce stage en Bretagne aura permis au staff de faire monter en régime ses troupes, de valider certains choix tactiques et de rôder de nouvelles associations, notamment en vue du Top 14 et de la Champions Cup, où les attentes sont une fois de plus immenses. Toulouse, qui vise un triplé Top 14 – Champions Cup – Trophée des Champions en 2025, compte sur une préparation rigoureuse pour maintenir sa domination.
Ce stage aura également servi à intégrer les jeunes pousses issues du centre de formation, tout en consolidant les liens entre les cadres et les nouvelles recrues. Une semaine qui, à la veille d’une saison marathon, aura été aussi bénéfique sportivement que symboliquement.
Une stratégie d’ouverture qui porte ses fruits
Avec ce stage réussi à Saint-Brieuc, le Stade Toulousain confirme sa volonté d’élargir son influence au-delà de sa base occitane. En choisissant une destination éloignée, le club accentue son image de marque nationale, voire internationale, tout en s’ouvrant à de nouveaux publics. Cette stratégie trouve ici une belle concrétisation : former, rayonner, gagner. Et quand en plus cela stimule le tissu économique local, tout le monde en sort gagnant.
Ce partenariat ponctuel pourrait ouvrir la voie à d’autres collaborations entre clubs d’élite et villes moyennes prêtes à s’investir. Si Toulouse continue sur sa lancée — sur le rectangle vert comme dans la gestion de son image — nul doute que d’autres agglomérations chercheront aussi à accueillir le club rouge et noir pour leurs tournées futures.