La chaleur accablante n’a pas refroidi les ardeurs toulousaines : ce lundi 11 août 2025, les joueurs du Stade Toulousain ont repris l’entraînement avec l’exigeant test Bronco, marquant officiellement le début de la préparation pour la saison 2025-2026.
Un retour attendu sous une chaleur étouffante
Le Stade Toulousain était attendu au tournant, étant le dernier club du Top 14 à entamer sa préparation estivale. À 10h du matin, sous un soleil de plomb et près de 35°C relevés sur la pelouse d’Ernest-Wallon, les Rouge et Noir ont renoué avec l’intensité. Cette date du 11 août marque leur retour à l’entraînement, à moins d’un mois du coup d’envoi du Top 14. Pour cette première séance ouverte aux caméras, l’équipe d’Ugo Mola n’a pas fait dans la demi-mesure : c’est le terrible test Bronco qui a ouvert les hostilités.
Partagé sur les réseaux sociaux via une vidéo publiée par le compte officiel du Stade Toulousain, cet exercice de reprise a vu des cadres comme Théo Ntamack, François Cros et Thibaud Flament enchaîner les allers-retours à haute intensité. Le principe du test Bronco ? Une série de courses totalisant 1 200 mètres en cinq allers-retours (20 m – 40 m – 60 m), le tout en un minimum de temps. Un condensé de vitesse, d’endurance et de souffrance, taillé pour mesurer la forme physique post-vacances.
Une préparation calibrée pour une saison exigeante
Le choix de commencer par un test aussi “destroy” n’est pas anodin. Ugo Mola et son staff misent sur une montée rapide en intensité pour faire face à un calendrier 2025-2026 particulièrement chargé. Après une dernière saison conclue brillamment avec un cinquième Bouclier de Brennus en 11 ans, le Stade Toulousain sait que la moindre baisse de régime pourrait coûter cher. Dès la première journée, le 6 septembre, les Toulousains devront se rendre au stade Marcel-Michelin pour affronter Clermont, dans un déplacement toujours périlleux.
Pour maintenir ce niveau d’exigence, le staff toulousain articule sa pré-saison autour de repères physiques clairs comme le Bronco, servant à détecter les écarts de forme et à calibrer les plans d’entraînement individualisés. Cette méthode, inspirée de l’approche néo-zélandaise, permet à chaque joueur d’optimiser sa charge de travail pour atteindre son pic de performance à l’aube des grandes échéances.
Des cadres déjà en jambes et des jeunes à suivre
Les premières images de l’entraînement montrent des cadres très engagés. Théo Ntamack, revenu à pleine vitesse après une saison 2024-2025 marquée par des blessures, signe un retour scruté par tous les observateurs. François Cros, habitué au leadership silencieux, s’est également illustré par son implication. Quant à Thibaud Flament, il n’a rien perdu de sa puissance dans les appuis rapides.
Au-delà des cadres établis, la pré-saison est aussi le moment pour les jeunes du centre de formation de se montrer. Des joueurs comme Mathis Castro-Ferreira ou Hugo Reilhes pourraient profiter de cette période pour bousculer la hiérarchie. Cette volonté d’intégrer progressivement les futurs talents dans l’élite s’inscrit dans la politique durable de formation impulsée par Didier Lacroix et portée par l’ensemble du staff.
Une reprise annonciatrice d’un bloc rude de matchs
Avec un mois de septembre qui s’annonce costaud — Clermont à l’extérieur, réception du Racing 92, puis déplacement à La Rochelle — il n’y avait pas de place pour une reprise en douceur. Le Stade Toulousain s’engage dans une saison à double enjeux : maintenir sa domination sur le Top 14 et répondre présent en Champions Cup.
Cette première séance intensive traduit une philosophie simple : conjuguer détermination, exigence et préparation chirurgicale. Et si la souffrance physique fut bien réelle ce lundi matin, elle préfigure déjà les ambitions d’un club toujours en quête d’excellence et de titres.