Le MHR fait plier la mêlée toulousaine : une alerte pour les Rouge et Noir ?

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By Samuel Dion

Le Stade Toulousain, pourtant armé pour dominer le Top 14, a vécu un véritable supplice en mêlée fermée lors de son déplacement à Montpellier ce samedi 20 septembre 2025. Face à des Cistes dos au mur après deux défaites de rang, les hommes d’Ugo Mola ont sombré dans un secteur où ils sont d’ordinaire souverains. Analyse d’un rendez-vous manqué, et des signaux faibles qu’il pourrait révéler.

Un duel de première ligne à sens unique

Tout avait été dit avant la rencontre : Montpellier n’avait plus le droit à l’erreur, après des défaites à domicile contre Clermont puis à Bayonne. Le message interne était clair : la conquête devait redevenir la pierre angulaire du projet. Et c’est exactement ce que les joueurs du MHR ont exécuté à la perfection face au Stade Toulousain, visiblement pris à froid.

Le trio Aldegheri – Marchand – Baille, fer de lance du pack toulousain et tous internationaux confirmés, a été mis au supplice. En mêlée fermée, les pénalités se sont accumulées, au point d’offrir aux Montpelliérains un véritable levier stratégique pour asphyxier Toulouse dès le premier quart d’heure.

Dorian Aldegheri a notamment écopé d’un carton jaune à la suite de fautes répétées. Une rareté pour un pilier aussi expérimenté, mais qui témoigne de la domination de la première ligne du MHR, composée notamment de Thomas Gallo, Titi Lamositele et Jérémie Maurouard.

La revanche silencieuse des avants montpelliérains

Comme l’a confié Lenni Nouchi après la rencontre dans des propos relayés par Rugbyrama : « Je ne sais pas s’ils s’en sont parlé, mais je crois qu’ils étaient piqués dans leur ego ! C’est un secteur sur lequel on veut s’appuyer et qui nous a fait défaut la semaine dernière. Ils avaient à cœur de dominer. »

Ce sursaut d’orgueil a fait mouche. Guillalume Guirado, désormais en charge de la mêlée au club héraultais, semble avoir trouvé les mots justes pour remobiliser son paquet d’avants. Résultat : une conquête retrouvée, un rouleau compresseur en mêlée, et un Stade Toulousain incapable de réagir.

Des conséquences à ne pas négliger pour Toulouse

Cette défaite, au-delà du score, doit interpeller. Bien que le Stade Toulousain soit loin d’être à son pic de forme en ce début de saison – certains internationaux étant encore en phase de réintégration –, la fragilité affichée en mêlée pourrait peser lourd.

D’un point de vue stratégique, c’est tout l’équilibre du jeu toulousain qui s’en trouve impacté. Sans conquête stable, il devient difficile de mettre en place les lancements de jeu léchés, signatures du collectif rouge et noir. Le système Mola repose sur une rapidité d’exécution impossible quand on est privé de ballons ou quand les pénalités plombent les efforts.

Ce match met aussi en lumière un sujet plus structurel : la profondeur de banc en première ligne. Derrière les titulaires, la rotation manque encore d’automatismes et d’impact. En l’absence de Dupont et Ntamack encore ménagés, d’autres leaders doivent émerger pour tenir la barre.

Une piqûre de rappel bienvenue ?

La longue saison du Top 14 est une course d’endurance. Et parfois, c’est dans ce type de revers que les plus grandes équipes puisent les ressources pour grandir. Ugo Mola et son staff, réputés pour leur capacité à réagir et à ajuster rapidement, auront sans doute matière à corriger le tir dès la prochaine journée.

La prochaine échéance sera capitale : au retour à Ernest-Wallon, devant leur public, les Toulousains auront à cœur de répondre par les actes. Et surtout, de réaffirmer leur suprématie physique face à un adversaire qui leur aura démontré qu’en Top 14, même les plus grands peuvent chuter s’ils baissent la garde.

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