Tomas Rapetti, première réussie avec le Stade Toulousain face à Bayonne

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By Samuel Dion

Le Stade Toulousain continue de démontrer la profondeur de son effectif malgré les doublons internationaux. En pleine fenêtre du Tournoi des Six Nations 2025, une nouvelle tête a fait son apparition sur la pelouse d’Ernest-Wallon. Tomas Rapetti, jeune pilier droit argentin, a disputé ses premières minutes en Top 14 lors de la victoire contre l’Aviron Bayonnais. Retour sur ses débuts prometteurs en Rouge et Noir.

Un timing idéal pour lancer les jeunes talents

C’est devenu une habitude du côté de la Ville Rose : la période des doublons est une opportunité précieuse pour intégrer les jeunes ou les nouvelles recrues. Sur cette affiche de la 15e journée de Top 14, Ugo Mola devait composer sans onze internationaux français convoqués à Marcoussis, dont ses deux piliers droits titulaires Dorian Aldegheri et Sipili Falatea (Colombe étant également mobilisé).

Un contexte parfait donc pour Tomas Rapetti, arrivé l’été dernier fort d’un statut flatteur acquis à la Coupe du Monde U20 avec l’Argentine. Aligné lors des matchs de préparation, il n’avait plus foulé un terrain officiel depuis le début de la saison. Sa convocation face à Bayonne, actée en raison des absences à son poste, offre une première exposition méritée à ce talent brut de la mêlée sud-américaine.

Entré en deuxième mi-temps, Rapetti a directement impacté la rencontre. Son entrée coïncide avec le moment où le Stade Toulousain a inversé la dynamique du match pour aller chercher une victoire difficile mais précieuse.

Un profil déjà dans l’ADN toulousain

Dès ses premières charges, on a senti que Rapetti comprenait parfaitement les fondamentaux du jeu toulousain. Mobile, dynamique, propre techniquement, il a activement participé aux phases de reconquête et s’est montré aussi disponible offensivement qu’appliqué défensivement.

Ce n’est pas un hasard si son association avec des habitués du banc comme Guillaume Cramont ou Rodrigue Neti a permis au pack de redresser la barre face aux solides avants bayonnais. Sa performance, bien que brève, a su convaincre public et staff.

À l’issue du match, tradition oblige, Ugo Mola l’a invité à réaliser le symbolique « patia », instant initiatique pour toute première apparition avec le Stade. Une manière d’accueillir celui qui est promis à un rôle plus conséquent dans les semaines à venir.

Quel avenir à moyen terme pour Rapetti ?

Le potentiel est là, mais rien ne garantit que le droitier de 20 ans devienne une figure incontournable du Stade à court terme. Avec le retour attendu de joueurs internationaux et une densité rare à son poste, Rapetti va devoir chasser chaque minute de jeu.

Cependant, Ugo Mola n’est jamais avare quand il s’agit de récompenser le mérite. S’il confirme lors des prochaines rencontres marquées par les doublons – contre Castres ou Pau notamment –, le technicien toulousain pourrait lui offrir une montée en puissance progressive.

Dans une saison dense où Toulouse vise toujours un doublé Top 14 – Champions Cup, la profondeur est capitale. La présence de jeunes comme Rapetti compense efficacement les absences et préfigure un avenir très prometteur au poste.

Un impact qui dépasse le simple match

L’intégration réussie de Rapetti illustre un constat fort : la formation et le recrutement intelligent du Stade Toulousain portent leurs fruits. Dans un club souvent critiqué pour son armada internationale, ces périodes mettent en lumière un management sportif cohérent, capable d’anticiper les absences tout en forgeant l’avenir.

Si Rapetti continue sur cette lancée, il pourrait devenir l’un des enjeux du recrutement toulousain en vue de la saison 2025-2026, notamment en cas de départs dans le secteur de la première ligne. Il incarne en tout cas cette nouvelle vague de talents étrangers parfaitement en phase avec l’exigence toulousaine.

Une chose est sûre : le Stade Toulousain peut compter sur une pépite de plus dans ses rangs, et cette apparition contre Bayonne pourrait bien n’être que le début d’une belle aventure au pied des Pyrénées.

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